L’opération de la myopie au laser

Se faire opérer les yeux/la myopie au laser… le flip complet, mais je l’ai fait et je vous raconte.

Cela faisait quelque temps que j’y pensais, mais la perspective de me faire triturer les yeux en étant consciente de – abso-lu-ment – tout me retournait l’estomac. J’ai donc attendu d’avoir atteint l’âge canonique de 29 ans bien tassés pour franchir le cap… et mon seul regret aura finalement été de ne pas le faire plus tôt ! Comment cela se déroule ? Est-ce douloureux ? La récupération est-elle rapide ? Je vous dit tout, de mon point de vue.

Le commencement

Être myope (et astigmate, pour ma part), c’est assez contraignant. Avant l’opération, j’étais myope à hauteur de -4,25 et -4,75. Impossible de me passer de lunettes. Au quotidien, ce n’est pas spécialement gênant, mais il est vrai que je m’accommodais de moins en moins au port de lunettes durant mes séances de sport. Entre la course, l’aquabiking et mes séances de renforcement musculaire, j’avais du mal à supporter de les sentir glisser sur mon nez, de tenter de voir au travers des gouttes d’eau, etc.

Lunettes de vue Chanel couleur écaille boîte de transport opération myopie laserJ’ai porté des lentilles de mes 18 à mes 26 ans. Cela faisait donc 3 ans que je n’en portais plus, car il m’était devenu impossible de les supporter suite à une irritation qui avait conduit à une forme de conjonctivite chronique #glamour. Les yeux rouges après 4 heures de port de lentilles, c’est pas très folichon…

A l’origine, j’ai pensé à l’opération afin de faire face à cette impossibilité de porter des lentilles. Ma motivation était plus d’ordre esthétique que pratique, à l’époque. Puis je me suis finalement rendue compte que ma qualité de vie serait bien meilleure si je ne devais plus dépendre d’une correction optique pour vivre ma vie. Principalement pour les séances de sport, mais aussi durant des voyages, pour faire face au soleil, pour les reflets sur les écrans d’ordinateur, etc.

Se faire corriger la vue au laser implique :

  1. pouvoir supporter l’opération,
  2. savoir la financer,
  3. être éligible à ce type d’opération.

A la fin du mois de mai 2017, j’ai bêtement perdu mes lunettes. J’étais loin de chez moi et je me suis retrouvée dans une situation d’entière impuissance, dans le brouillard complet. Ca m’a tellement énervée que, 2 jours plus tard, j’ai pris rendez-vous chez un ophtalmologue spécialisé dans la chirurgie réfractaire pour me faire analyser le fond de l’oeil et savoir si j’étais opérable (ou pas).

Le rendez-vous préalable

Rendez-vous pris, je me rend au cabinet de consultation du Docteur. Il me fait passer différents examens, vérifie que ma correction de verres correspond bien aux résultats des tests, etc.

Ce premier examen s’est, pour ma part, très bien passé. Pas de gouttes dans les yeux, pas de vision trouble, rien de bien terrible. Après 15 minutes d’analyse, le docteur m’annonce que je suis opérable au laser femtosalik. Youpie ! C’est la technique la plus récente et la plus courante. Il m’explique donc brièvement la procédure en concluant par un « et le lendemain de l’opération, au réveil, surpriiise (avec l’accent anglais, sil vous plé), vous voyez clair ».

Je me donne une semaine pour réfléchir et estimer si je me sens capable de le faire (ou pas), et je me décide finalement à fixer la date de l’opération. Je vise début septembre, il me propose fin août. Par-fait ! C’est parti.

Avant l’opération

Boîte de lentilles de contact avant opération des yeux myopie au laserLors du rendez-vous préalable, le chirurgien remet une note explicative reprenant sommairement les points d’attention liés à l’opération. On repart avec une prescription sous le bras : du Xanax (à prendre juste avant de partir pour l’opération), des gouttes pour les yeux à insérer 24 heures avant l’opération, d’autres gouttes pour les yeux à appliquer durant une semaine après l’opération et, enfin, des larmes artificielles pour parer aux éventuels yeux secs post-opération.

La première étape sera donc de se procurer ces médicaments et de distiller les gouttes pré-opération avant que celle-ci ait lieu. Le port de lentilles est quant à lui déconseillé à partir de 24 heures avant l’opération.

Prévoyez également de mobiliser un gentil membre de votre famille ou un ami pour qu’il puisse vous conduire (parce que le Xanax, ça fait somnoler) jusque le lieu de l’opération et surtout, vous ramener chez vous (parce que juste après l’opération, vous êtes dans le brouillard). Pour ma part, j’ai demandé à mon meilleur ami de me prendre en charge pour les trajets, parce que je savais qu’il ne risquait pas de tomber dans les pommes en attendant que je sorte de la salle d’op. Ma soeur avait cependant prévu de m’attendre chez moi afin de passer le reste de l’après-midi en ma compagnie.

Le moment-M

Arrivée sur les lieux (de torture) (de la délivrance) (biffer la mention inutile) à 14h25, je m’installe dans la salle d’attente et l’assistante du chirurgien m’injecte des gouttes anesthésiantes dans l’oeil à trois reprises.

Une fois cette étape terminée, il est 14h40 et elle me demande d’ôter mes magnifiques lunettes, me passe une (même 2!) charlotte sur la tête et m’emmène dans la salle où tout va se dérouler. Je laisse mon meilleur ami derrière moi (mais sans mes lunettes, je ne le vois de toute façon pas), et suis directement allongée puis placée sous une première machine. Le chirurgien passe une sorte de pinceau sur mon oeil pour me montrer que celui-ci est bien endormi : en effet, je vois quelque chose passer devant et sur mon oeil, mais je ne sens absolument rien.

On commence par l’oeil droit. L’assistante m’explique ce qu’il va se passer, ce que je dois faire, les sensations que je vais ressentir et annonce la durée de la première étape. Inutile de rentrer dans les détails. L’important à retenir est qu’on ne ressent absolument aucune douleur. L’écarteur placé sur les paupières pour permettre de tenir l’oeil grand ouvert n’est absolument pas gênant. Et surtout : tout se passe très bien. Le point vert que l’on fixe disparait à un moment, puis tout revient à la normale. Rebelote pour l’oeil gauche, avant de pivoter vers les seconde partie de l’opération.

Cette partie est un petit peu plus longue et plus gênante. Le chirurgien vient en quelque sort écarter la cornée pour laisser l’accès au laser jusqu’à la pupille afin de corriger la vision. L’étape qui consiste à « écarter » est assez désagréable, mais une fois de plus, elle n’est absolument pas douloureuse. Le laser fait ensuite son job, ça dure 15 secondes à tout casser, puis le chirurgien remet tout bien en place, injecte des gouttes et rebelote pour le 2ème oeil.

Juste après l’opération

Ca y est, c’est fini ! Cri de joie et feu d’artifice dans mon coeur tellement je suis soulagée. Durée de la procédure : 20 minutes. J’étais extrêmement stressée, mon corps entier était crispé. Mais j’ai réussi à surmonter mes réflexes et je me suis laissé guidée par l’assistante qui m’expliquait toute la procédure. Je lui suis d’ailleurs extrêmement reconnaissante, ses explications m’ont bien aidée pour accueillir avec un chouilla de sérénité ce que mes yeux subissaient.

On se relève doucement et on se rend compte qu’on voit déjà tout de façon nette. Ce n’est par contre pas clair du tout, il y a un brouillard assez épais qui obstrue la vision. Il est cependant tout à fait possible de marcher et je rejoins mon meilleur ami dans la salle d’attente sans aucun problème.

Là, j’attends 10 minutes puis le chirurgien vient me chercher pour une première observation. Tout est en ordre : je reçois les instructions pour les gouttes post-opération (à instiller toutes les heures d’éveil, « mais n’hésitez pas à faire la sieste » me dit-il). Je rentre chez moi, lunettes de soleil sur le nez, et l’oeil larmoyant.

Les heures qui suivent

C’est seulement à ce moment-là que l’on commence à ressentir une forme de douleur. Ce n’est pas vraiment douloureux en soit, c’est surtout gênant. Avec la lumière, les yeux ont tendance à couler assez fort. Mais c’est vraiment supportable, on est loin d’agoniser.

J’ai réussi à dormir une heure et au réveil, ça allait déjà mieux. Ce n’est pas encore complètement clair, mais c’est tout à fait vivable. Au final, j’ai su me faire à manger, j’ai réussi à regarder une série en fin de soirée et je n’ai pas ressenti de grande douleur.

Le lendemain et les jours suivants

Chat réveil lit après opération des yeux myopie au laserLe réveil du lendemain de l’opération est une pure merveille. Ouvrir un oeil et voir clair, ça n’a pas de prix (enfin si, mais on y reviendra plus loin). Mon premier réflexe a été de tendre le bras pour attraper mes lunettes de vue, mais ce fut bien inutile. Je me suis vite rendue compte que je voyais très clairement Cléo assise à mes côtés <3.

Ma première douche post-opératoire a également été formidable. Je voyais clair autour de moi, ce qui ne m’était plus arrivé depuis très très longtemps. La conduite aussi est très agréable : dès le lendemain de l’opération, j’étais autonome.

Je me suis rendue au travail le lendemain matin et ai pu travailler sur mon écran d’ordinateur sans gênes ni douleurs. J’ai ensuite été effectuer mon rendez-vous de suivi à 12h30 et j’ai pris mon après-midi de congé pour me reposer. Le lendemain de l’intervention, j’ai encore un léger voile qui brouille légèrement la vue, surtout à l’oeil gauche, mais c’est tout à fait supportable. En passant les tests de vue lors du rendez-vous de suivi, j’ai 11/10 aux deux yeux (je voyais à travers les murs, en somme). Le pied.

Pas de problème de sécheresse de yeux, ni de grosse fatigue. Je suis tellement heureuse et satisfaite d’être passée à l’acte que je ne me rends pas compte des petites douleurs résiduelles et de ce léger voile.

Au niveau de l’écran d’ordinateur, j’ai reçu en prêt des lunettes anti-lumière bleue de mon collègue, afin de soulager mes yeux durant la première semaine post-opé. Mais globalement, je ne souffre pas de sécheresse ni de douleurs. Et 5 jours après l’opération, je suis toujours aussi ravie !

Ce que je retiens

La première chose à dire c’est que, si vous craignez la douleur, soyez rassuré : on ne ressent absolument rien. Certes, l’intervention en elle-même est impressionnante, mais elle n’est aucunement douloureuse et elle ne dure que très peu de temps.

L’après-opération est également tout à fait abordable, même si vous êtes sensible. Il s’agit surtout d’une gêne, de lancements éparses qui ne constituent pas de réel mal physique.

Personnellement, je suis vraiment ravie d’avoir osé franchir le cap. Le travail de préparation psychologique fut long, mais il en valait la peine. Au-delà d’avoir récupéré un confort de vie incroyable, j’ai aussi réussi à surmonter ma peur ce qui est en quelque sorte une petite victoire personnelle.

Le bémol reste bien entendu le coût de l’intervention qui, en Belgique, n’est pas remboursé. Ce sera donc un investissement sur fonds propres : 2.500 petits euros… Cela dit, si l’on alterne le port de lentilles et de lunettes, l’investissement est en général rentabilisé endéans 4 à 6 ans. Le confort et la qualité de vie ont un certain prix.

En résumé, je suis vraiment ravie de ma décision et que ce soit derrière moi. Le résultat est à la hauteur de mes attentes, et j’attends avec impatience de voir entièrement clair (c’est prévu pour 1 à 3 semaines). Je rédigerai donc un article bilan après 3 semaines de vie sans lunettes, afin de suivre le rétablissement complet de mes petits yeux.

Alors, prêt à passer le cap ?

Laurine

Passionnée de cuisine et accro aux découvertes culinaires, je prends du plaisir à partager mes recettes végétariennes et mes bonnes adresses food belges. Merci de me lire !

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